Un simple test de dépistage de l’antigène prostatique spécifique (test de l’APS) permet de détecter le cancer de la prostate à un stade précoce, même en l’absence de symptômes. Ces histoires vraies de Canadiens montrent l’importance du dépistage. 

PROCURE a demandé à des hommes du Canada de raconter leurs histoires de diagnostic de cancer de la prostate, et la réponse reçue par l’organisme de bienfaisance montréalais a été à la fois puissante et révélatrice. 

« Je veux rappeler aux hommes une chose importante : faites de votre santé une priorité absolue, a répondu Jacques J. Lors de mon dernier examen médical régulier, un test sanguin a révélé un taux anormalement élevé d’APS (antigène spécifique de la prostate). À peine trois mois plus tard, j’ai reçu un diagnostic de cancer agressif de la prostate sans même présenter de symptômes. Sans ce simple test sanguin, l’histoire aurait pu être très différente. » 

L’expérience de Jacques souligne une vérité fondamentale : le cancer de la prostate se développe souvent silencieusement, sans signes évidents. Pourtant, de nombreux hommes repoussent à plus tard leurs visites périodiques chez le médecin. En fait, selon Movember, 45 % d’entre eux affirment qu’il est normal d’éviter les examens médicaux réguliers. Cela signifie que près de la moitié des hommes considèrent les bilans de santé comme facultatifs, alors qu’en réalité, ils pourraient leur sauver la vie. 

Le message est simple : même si vous croyez être en parfaite santé, le dépistage peut vous sauver la vie. 

Pourquoi le dépistage du cancer de la prostate est-il important? 

Comme le cancer de la prostate se développe souvent sans symptômes, un dépistage précoce permet de le détecter au moment où il est le plus facile à traiter. 

Le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus fréquemment diagnostiquée chez les hommes canadiens, représentant presque le quart de tous les nouveaux cas de la maladie chez ces derniers. En d’autres termes, 76 Canadiens reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate en moyenne chaque jour

Le problème est qu’à ses stades précoces, le cancer de la prostate s’accompagne rarement de symptômes. Il peut être présent même si vous vous sentez en bonne santé et que vous êtes actif et fort. 

Voilà pourquoi le dépistage est essentiel. Lorsqu’il est détecté à un stade précoce, le cancer de la prostate est très facile à traiter. Les options vont de la surveillance active à la chirurgie ou à la radiothérapie selon ce qui vous convient le mieux. En définitive, plus la maladie est détectée tôt, plus vous avez de choix, et plus les probabilités d’éviter les complications graves sont élevées. 

L’histoire de Jacques renforce ce fait. Même s’il se sentait bien, une simple prise de sang lui a permis d’obtenir un diagnostic et un traitement rapide. La détection précoce lui a donné une chance de lutter contre un cancer agressif. 

Pourquoi les hommes repoussent-ils le dépistage du cancer de la prostate? 

Beaucoup d’hommes évitent les examens médicaux en raison de la stigmatisation, d’un manque de connaissances en matière de santé ou de la peur. Mais les décalages augmentent les risques et réduisent les options. 

Si le dépistage est si important, pourquoi tant d’hommes l’évitent-ils? Les chiffres brossent effectivement un tableau troublant : 

  • 65 % des hommes présentant des symptômes ont attendu plus de 6 jours avant de consulter un médecin; 
  • 27 % ont attendu plus d’un mois; 
  • 9 % ont attendu plus de deux ans avant d’obtenir des soins. 

Les raisons de ce phénomène sont complexes. La recherche menée par Movember montre que les hommes ayant un revenu modeste ou un faible niveau d’éducation ou vivant seuls ont souvent moins de connaissances en matière de santé. Il leur est donc plus difficile de comprendre quand et pourquoi avoir recours à des soins préventifs. Le résultat? Moins de dépistages, plus d’hospitalisations et, en fin de compte, une mortalité plus élevée. 

Denis L. a décidé de ne pas laisser cette hésitation contrôler son avenir. « En juin 2021, lorsque mon taux d’APS a commencé à augmenter, mon médecin m’a recommandé un examen plus approfondi. Grâce à ces tests de suivi et à une discussion ouverte avec lui, nous avons décidé de me placer sous surveillance active. » 

Au lieu de paniquer, Denis a adhéré à un suivi régulier. « Savoir que j’ai un cancer sans le traiter activement pourrait être une source de stress, mais comme je suis suivi de près et que je fais entièrement confiance à mon médecin, je peux poursuivre mes habitudes quotidiennes et retarder les effets secondaires causés par les traitements. Mais surtout, je peux continuer à pratiquer ce que j’aime : le karaté. » 

L’histoire de Denis recadre le dépistage comme une source d’autonomisation. Elle n’est pas axée sur la peur. Elle parle plutôt de connaissance, de choix et de tranquillité d’esprit. « Cette expérience m’a montré à quel point le dépistage, la surveillance régulière du taux d’APS et les discussions ouvertes avec son médecin sont essentiels. Le dépistage précoce et le suivi font vraiment toute la différence. La vie ne s’arrête pas après un cancer de la prostate. » 

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Que nous apprennent les vraies histoires d’hommes sur le cancer de la prostate? 

Le dépistage permet de prendre connaissance de la situation, de faire des choix éclairés et d’obtenir de meilleurs résultats, que ce soit grâce au traitement ou à la surveillance active. 

Bien que les expériences liées au cancer de la prostate de chaque homme soient différentes, elles soulignent toutes l’importance du dépistage. 

Christophe B. a découvert qu’il avait un cancer de la prostate lors d’une analyse de sang régulière et d’une biopsie, alors que son seul symptôme était un flot urinaire un peu plus faible. « Mon médecin m’a d’abord proposé une chirurgie radicale. Mais après m’être renseigné sur les différentes options, j’ai choisi la curiethérapie. Quatre mois plus tard, mon taux d’APS est tombé à zéro et aujourd’hui, je suis reconnaissant de vivre sans aucun effet secondaire. » 

L’expérience de Denis L. montre que le dépistage peut encourager la « surveillance active », une avenue qui permet aux hommes de suivre de près leur cancer et d’éviter ou de retarder les effets secondaires de traitements plus intensifs. Celle de Jacques J. nous rappelle que sans examen médical annuel, un cancer agressif peut passer inaperçu jusqu’à ce qu’il soit trop tard. 

Ensemble, ces hommes prouvent un point commun : le dépistage offre des options, du contrôle et la possibilité de continuer à faire ce que nous aimons. Qu’il s’agisse de faire du karaté, de travailler, de passer du temps en famille ou simplement de vivre plus sereinement, le dépistage précoce fait de ces possibilités une réalité. 

Où les hommes peuvent-ils trouver du soutien gratuit en matière de cancer de la prostate au Canada? 

PROCURE offre une ligne téléphonique gratuite fournie par du personnel infirmier spécialisé en uro-oncologie, des ressources et des conseils pour aider les hommes et leur famille à faire face au cancer de la prostate. Un possible diagnostic peut sembler accablant, mais vous n’avez pas à l’affronter seul.  

PROCURE se consacre à soutenir les hommes et leur famille à chaque étape. Grâce à sa ligne téléphonique, vous pouvez profiter des conseils d’un expert sans avoir à attendre des mois pour consulter un spécialiste si vous remarquez des symptômes, si vous avez des questions sur votre taux d’APS ou si vous souhaitez simplement discuter de vos préoccupations.  

PROCURE propose également une bibliothèque de ressources en langage clair conçues pour les hommes qui veulent obtenir des réponses sans jargon médical. Ils comprennent : 

  • Les signes et les symptômes du cancer de la prostate (pour savoir quoi surveiller). 
  • Des explications sur le test de l’APS : sa nature, son fonctionnement et l’interprétation de ses résultats. 
  • Des conseils pour déterminer si le dépistage est approprié pour vous en fonction de votre âge, de vos antécédents familiaux et de votre profil de risque. 
  • Des animations et des vidéos qui présentent les risques et le dépistage d’une manière simple et visuelle. 

Comme le souligne Christophe : « Pour moi, il était essentiel de prendre le temps de m’informer et de ne jamais hésiter à poser des questions à mon médecin, et PROCURE donne aux hommes les outils et la confiance nécessaires pour le faire. » 

Quand devriez-vous faire un test de dépistage du cancer de la prostate? 

La Fondation pour la santé des hommes au Canada (FSHC) recommande à la plupart des hommes de commencer à aborder le dépistage du cancer de la prostate avec leur médecin à l’âge de 50 ans. Si vous présentez un risque plus élevé, par exemple si votre père ou un frère a eu un cancer de la prostate, ou si vous êtes un homme noir, vous devriez entamer la conversation plus tôt. 

Heureusement, il existe des points de départ clairs : 

  • Effectuez le Bilan de santé pour les hommes, un outil gratuit qui vous donne une évaluation personnalisée de votre risque de cancer de la prostate et de sept autres maladies. 
  • Demandez à votre médecin de famille d’ajouter un test de l’APS à votre prochaine analyse de sang périodique. 

Il ne s’agit pas de faire des tests excessifs ou de se précipiter sur un traitement, mais d’avoir les bonnes informations au bon moment. 

Comme le dit Jacques : « Si un bilan de santé annuel ne fait pas encore partie de vos habitudes ou de celles de vos amis, il est temps d’y réfléchir. Demander à votre médecin de passer un test de dépistage de l’APS à partir de l’âge de 50 ans peut faire toute la différence. Je suis reconnaissant d’être entouré de collègues, d’amis et de membres de ma famille qui me soutiennent, mais surtout, j’ai eu la chance de pouvoir agir à temps grâce à un simple test. » 

PROCURE

Principaux éléments à retenir 

  • Le dépistage précoce sauve des vies : Le cancer de la prostate se développe souvent sans symptômes, mais un test de dépistage de l’APS permet sa détection à un stade précoce. 
  • Il existe du soutien : La ligne téléphonique de PROCURE offerte par du personnel infirmier (1 855 899-2873) fournit de l’aide gratuite et confidentielle sept jours par semaine. 
  • Parlez à votre médecin : Commencez à aborder le test de l’APS à l’âge de 50 ans et plus tôt si votre risque est élevé (antécédents familiaux ou hommes noirs). 

Les histoires de Jacques, Denis et Christophe prouvent que le dépistage n’est pas une question de peur. Il offre plutôt une connaissance, des choix et de la tranquillité d’esprit. Passer un test de dépistage est la meilleure décision que vous puissiez prendre pour vous-même et les personnes qui vous aiment. Restez forts et informés pour rester avec nous. 

Avez-vous des questions au sujet de votre prostate? Appelez le 1 855 899-2873 pour parler à des spécialistes des soins infirmiers en uro-oncologie disponibles sept jours par semaine. 

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