L’aventure d’une légende de la LCF : de la peur à l’épanouissement

Par le passé, Brown voulait à tout prix éviter l’échec. Aujourd’hui, Brown se sert de petits accomplissements du quotidien pour maintenir sa motivation.

Doug Brown connaît le chaos. Le joueur de la LCF à la retraite fait de tout au quotidien. Une journée, il se prépare à une entrevue radio tout en se déplaçant d’hôpital en hôpital dans la région de Winnipeg en tant que représentant d’une compagnie d’instruments orthopédiques et s’assure que les médecins orthopédistes ont les outils et les prothèses dont ils ont besoin. Une autre journée, il doit à tout prix remettre sa chronique sportive au journal, car la date de tombée était il y a 15 minutes déjà! Finalement, il a une fille qui vient de naître dont il doit s’occuper.

« La vie de tous les jours, c’est souvent comme une partie de football », affirme le défenseur reconnu comme joueur All-Star sept fois. « Tout ce qui se passe autour est intense et rapide. »

Peu d’entre nous savent ce que c’est que de plaquer un quart-arrière professionnel. Mais nous savons tous ce que c’est que de nager à contre-courant, de surmonter des obstacles, d’en avoir plein les bras.

La clé pour affronter ces défis, selon Doug, c’est de ne pas se voiler la face de ne pas avoir peur des obstacles. « Perdez-vous dans le moment présent. Acceptez-le pleinement. Et quand vous aurez terminé et réussi, vous aurez un sentiment d’accomplissement. »

Le pouvoir de la reconnaissance

Doug ne s’est pas toujours senti ainsi. Pendant sa carrière de football, il explique qu’il était très motivé par la peur et l’incertitude. « J’étais profondément affecté par les moments d’échec. Et ceci avait une influence sur ma façon d’être dans la vie. Si vous voulez éviter quelque chose, vous ferez tout ce que vous pouvez pour vous assurer que cette chose ne se produise pas. Pour moi, cette « chose », c’était l’échec. La peur de l’échec est une force motrice. »

Lorsqu’il a fait des essais pour la NFL, après l’université, Doug explique : « Ma motivation principale était de ne pas être le premier joueur retiré aux essais. J’étais obsédé par l’idée de ne pas répondre aux attentes, mes propres attentes, et celles des autres. »

Même après quatre ans à la NFL, et 11 ans de plus au Canada, Doug affirme : « J’étais motivé de prouver aux gens qu’ils avaient tort lorsqu’ils disaient que mon jeu devenait mauvais. »

Au football professionnel, comme dans la vie de tous les jours, la reconnaissance était l’antidote à la peur et l’incertitude que Doug ressentait. Gagner des parties, gagner des trophées, gagner le cœur des partisans : « c’était ce renforcement positif qui m’aidait à transformer ma peur en confiance », explique Doug.

Après une carrière digne du Temple de la renommée, Doug a pris sa retraite de la LCF en 2011. Et puis, que s’est-il produit? Son sentiment de reconnaissance a-t-il disparu?

Jouer de ses forces

« Au football professionnel, si vous avez des capacités et si vous vous entraînez aussi intensément que possible, la réussite et la reconnaissance s’ensuivront naturellement », ajoute Doug. « Mais quand vous prenez votre retraite, ça devient difficile. Quand vous arrêtez de faire ce à quoi vous êtes excellent, que reste-t-il? C’est alors facile, de laisser la peur s’emparer de vous. »

Doug ne s’est pas laissé avoir par la peur. Penseur créatif, avec une plume et un don pour l’éloquence, il a concentré ses intérêts et compétences dans une nouvelle branche : le journalisme et les médias de diffusion. Il a réussi à obtenir sa propre émission de radio et sa chronique régulière dans le journal. « Le succès, ça se nourrit », explique-t-il. « Vous ne savez pas si vous êtes bon avant d’essayer. »

Il nuance : « Mais vous devez choisir vos combats. Peu importe si j’ai peur de l’échec. Je dois me rendre compte que si je veux être astronaute, ce n’est pas possible. Il faut savoir reconnaître ses forces. »

Un peu de tout

« S’engager dans plusieurs petites activités aide beaucoup », avance Doug. « Maintenant, j’ai un sentiment d’accomplissement quand une émission se déroule bien, ou que je rédige une bonne chronique, ou que je passe tout simplement à travers une journée chaotique. Il y a aussi les petites choses de la vie qui font du bien, comme le fait de bercer ma fillette pour qu’elle s’endorme. »

Doug ajoute : « La peur de l’échec était seulement dans ma tête, et c’est désormais là où je trouve la reconnaissance dont j’ai besoin. »

Évacuez le stress en faisant ce que vous adorez

Doug fait face au stress de sa vie quotidienne compliquée en faisant du plein air autour de sa ville adoptive de Winnipeg. Il remercie son coéquipier Tom Canada, « l’ultime aventurier de la nature », qui lui a fait apprécier et découvrir les merveilles naturelles du Manitoba.

Passer du temps en plein air aide quiconque à se sentir revigoré et énergisé, ça réduit la tension, la frustration et le sentiment de surmenage.

« Trouver sa place dans la vie, c’est important. Mais parfois, c’est la vie qui vous trouve! La clé, c’est d’être ouvert. »

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